Lundi 27 avril 2009
Prévue entre 8h30 et 14h00, c’est en fin de matinée que débute la visite obligatoire de mesure du bateau. Le mesureur, agent de l’ACP (Autoridad del Canal de Panama), procède aux relevés puis rempli de nombreux formulaires administratifs.
L’après-midi, Marc et moi partons à la découverte de la jungle avec l’espoir de trouver la grande rivière située au cœur du Parc National San Lorenzo. Nous n’avons pas de plan, juste la photo d’une carte grossière de la région prise à l’accueil et enregistrée sur l’appareil photo. Nous sollicitons à plusieurs reprises des personnes rencontrées sur notre chemin. Après plusieurs fausses routes, nous arrivons à l’entrée du Parc National.
D’un pont, juste au dessus d’une petite rivière, nous observons toute une tribu de singes hurleurs perchés sur un même arbre.

Nous décidons de suivre un sentier plutôt que de continuer sur la route goudronnée du Parc. Au bout de quelques centaines de mètres nous apercevons une plage, à l’embouchure de la rivière. Nous sommes loin de la fameuse grande rivière, celle-ci n’est qu’un petit cours d’eau parmi tant d’autres. Nous avons déjà parcouru quelques kilomètres et préférons rentrer le long de la côte, par la mangrove. La densité de palétuviers est telle que nous marchons dans l’eau, préférant éviter l’enchevêtrement de racines.

Très vite, il faut pourtant nous résoudre à nous aventurer dans cette forêt inextricable car l’eau nous arrive à la taille et les trous d’eau se font de plus en plus importants. Nous suivons donc un étroit passage truffé de trous, probablement creusés par des crabes. Un spectacle désolant s’offre à nous au cœur de la mangrove : des dizaines de bouteilles de plastiques jonchent le sol et forment une épaisse couche sur laquelle nous sommes obligés de marcher. Ce que la mer ne peut digérer, elle le recrache et l’endroit ressemble fort à un cimetière de bouteilles plastiques.
Notre balade terminée, nous allons rejoindre Henri, Jacky et Pierre, restés au bateau.