Samedi 25 avril 2009
La côte panaméenne se dessine peu à peu à l’horizon. On peut y distinguer une végétation luxuriante. Les cargos sont de plus en plus nombreux à l’approche du canal. Passé la dense couverture verte, nous apercevons au loin des structures métalliques, des grues, des containers puis les fameuses digues « brise lame ». Après avoir prévenu par VHF les autorités du canal de notre arrivée, nous nous aventurons dans le goulet que constitue l’entrée d’un des ouvrages les plus connus au monde. Nous nous dirigeons vers une aire de mouillage pour bateaux de plaisance à proximité des quais de chargement et déchargement.

Il est environ 11h00 du matin (heure locale, -7) lorsque nous mouillons l’ancre. Nous n’avons pas d’huile pour l’annexe du bateau. Nous interpellons donc un plaisancier français qui nous apprend à notre plus grande surprise qu’il n’existe plus de marina de ce côté-là de l’entrée du canal, c'est-à-dire à proximité de la ville de colon. La marina a été délocalisée de l’autre côté et le site de l’ancienne marina a été acheté par des entreprises chinoises afin d’en faire une espace logistique. Il nous apprend également qu’il est impossible de mettre pied à terre à cet endroit et nous met en garde concernant les agents/taxi qui proposent leurs services afin d’effectuer toutes les formalités de passage du canal. L’agent qu’il a engagé se nomme Tito et cela fait 8 jours que ce plaisancier attend.
Etrangement c’est ce même Tito que nous souhaitions contacter, suite à des recommandations sur internet ! Nous attendons malgré tout sa venue pour pouvoir discuter avec lui d’un éventuel partenariat. Nous le rencontrons vers 18h00 environ. Il nous propose de nous retrouver le lendemain matin (dimanche à 11h00) pour nous accompagner aux affaires maritimes, puis nous assure que l’ensemble des autres formalités (immigration, douanes,…) pourra être fait le lundi, lorsque les bureaux seront ouverts. Il estime que notre départ se fera dans les 3 ou 4 jours. Ses services s’élèvent à 75 $. A cela, il faut ajouter la location d’aussières, de pneus de protection, les timbres fiscaux pour les visas et bien sûr le passage du canal.